Edito

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Nous espérons qu'il permettra à chacun de trouver, au moment où il en aura besoin le renseignement précis, l'information utile et aux nouveaux habitants de faire rapidement connaissance avec notre village et de s'y insérer.

Nous souhaitons qu'il contribue à développer une vie associative et communale à laquelle "anciens" et "nouveaux" sont appelés à participer.

L’étymologie hébraïque du nom Nazaire : « nazîr » signifie consacré. Ceci mis à part, qui est donc ce saint éponyme de 14 communes de France et de bien d’autres paroisses ?

Fils d’un haut fonctionnaire de l’administration de l’armée romaine, Nazaire est né à Rome dans le premier siècle de l’ère chrétienne. Sa mère, que l’église honore sous le nom de Sainte Perpétue, était une disciple de Saint Pierre. Ayant adopté la foi chrétienne, Nazaire abandonne ses biens et décide d’aller prêcher l’évangile en Gaule. Il passe les Alpes et longeant l’Isère, ses premiers pas l’ont sans doute mené en Grésivaudan pour faire une halte dans le premier village accueillant, le notre ; malheureusement, les détails nous manquent sur son itinéraire apostolique.

On sait cependant, qu’il se rendit à Cimiez, petit village proche de Nice où il rencontre son disciple Celse, dont il ne devait plus se séparer. Son zèle indispose le gouverneur de Cimiez, qui le fait jeter en prison, et il aurait sans doute payé de sa vie sans l’intervention de la femme du gouverneur. Chassés, Nazaire et Celse reprennent leurs bâtons de prêcheurs, et on les retrouve à Embrun, Genève, Autun et enfin à Trêves.

Cette ville était le siège du prétoire de la Gaule belge. Leur prédication va leur attirer les foudres de Cornélius, gouverneur de la ville. Conduits une nouvelle fois en prison, ils vont être condamnés à la noyade ; au cours de leur transport, leur barque est assaillie par une effroyable tempête, qu’ils vont miraculeusement apaiser. Pour les remercier de ce prodige qui leur a sauvé la vie, leurs gardes les libérèrent.

Passant à nouveau les Alpes, leur retour à Milan leur sera fatal; condamnés par le juge Anolin, ils auront la tête tranchée en 56 de notre ère, sous le règne de l’empereur Néron.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là !…en 395, Saint Amboise, évêque de Milan, eut la révélation, dans un songe, du lieu où les deux saints avaient été inhumés : c’était dans un jardin hors de la ville. Les corps furent exhumés, parfaitement conservés, et ils furent transportés dans la Basilique des Saints Apôtres. Les reliques de Saint Nazaire et Saint Celse se trouvent toujours à Milan, en l’église Saint Ambroise.


Bonne visite.
Mise à jour le
02/02/2012
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