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COMMENT:Le Camus affronta aussi la sÃ©culaire dÃ©fiance des Savoyards Ã  l'
 Ã©gard des Dauphinois\, tout particuliÃ¨rement au sein du SÃ©nat de Savoie
 \, duchÃ© alors indÃ©pendant du royaume de France. La cluse de ChambÃ©ry a
 vec le nord de la Chartreuse et le sud des Bauges et la partie de la vallÃ
 ©e de l'IsÃ¨re comprise Ã  peu prÃ¨s entre l'embouchure de l'Arc et la fro
 ntiÃ¨re de Chapareillan\, bien que faisant partie du DuchÃ© de Savoie\, ap
 partenaient au diocÃ¨se de Grenoble. Le Camus n'eut qu'Ã  ouvrir les yeux 
 sur le lamentable tableau de la plus parfaite indigence religieuse qui Ã©t
 ait celle du diocÃ¨se de Grenoble dans la France de saint Vincent de Paul.
  Il devait donc rebÃ¢tir complÃ¨tement un diocÃ¨se aux Â«Â besoins infinis
 Â Â»\, oÃ¹ Â«Â la voluptÃ© et le luxe y sont dans toutes les conditionsÂ Â
 ». Il lui fallait restaurer le pouvoir de l'Ã©vÃªque\, former et contrÃ´le
 r le clergÃ©\, faire de la communautÃ© paroissiale le centre de la vie rel
 igieuse des fidÃ¨les. Il dÃ©cida dans ce but d'honorer ce qui Ã©tait le pr
 emier devoir de l'Ã©vÃªque selon le concile de Trente et que Scarron avait
  quasiment ignorÃ©: les visites pastorales annuelles ou bisannuelles. Il s
 'y lanÃ§a avec ardeur\, Ã©puisant ses compagnons de route par son enduranc
 e sur les chemins pÃ©rilleux de montagne et son rÃ©gime vÃ©gÃ©tarien spart
 iate. C'est lors de ses visites Ã  Saint Nazaire qu'il logea dans la maiso
 n du capitaine-chÃ¢telain Flory.Devant la situation qu'il dÃ©couvrit\, Le 
 Camus entendit d'emblÃ©e punir sÃ©vÃ¨rement les coupables. Il prononÃ§a ai
 nsi quelque soixante-dix sanctions\, ce qui reprÃ©sente une Ã©puration de 
 l'ordre de prÃ¨s de 30Â %. Il fit dÃ©missionner au total prÃ¨s de soixante
  prÃªtres. D'autres furent envoyÃ©s se Â«Â rÃ©gÃ©nÃ©rerÂ Â» au sÃ©minaire.
  Quelques-uns\, refusant de reconnaÃ®tre leurs manquements\, furent envoyÃ
 ©s en prison. Au lieu de recruter\, comme son prÃ©dÃ©cesseur\, d'anciens s
 oudards ou des aventuriers comme prÃªtres\, son choix des nouveaux prÃªtre
 s\, trÃ¨s soigneusement examinÃ©s\, ne put que contribuer Ã  relever le ni
 veau de la vie religieuse.Ãtant le tÃ©moin direct\, lors de ses visites\,
  de la pauvretÃ© de son peuple et des ravages engendrÃ©s par les guerres\,
  Le Camus ne pouvait les oublier. Il savait le prix payÃ© par le peuple po
 ur les glorieuses victoires de son roi et accorda souvent une grande misÃ©
 ricorde Ã  ces pÃªcheurs.Dans la vallÃ©e du GrÃ©sivaudan\, on signale tant
 Ã´t deux paroisses Ã©formÃ©es\, Ã  La Terrasse et Ã  Barraux\, tantÃ´t une
  seule dÃ©nommÃ©e Â« la VallÃ©e Â». Dans le climat d'austÃ©ritÃ© et de rig
 ueur puritaine de ces communautÃ©s\, les Ã©carts de conduite du clergÃ© ru
 ral dauphinois se trouvent d'autant plus soulignÃ©s. Bien qu'hostile Ã  l'
 hÃ©rÃ©sie\, les rencontres personnelles de Le Camus avec les protestants l
 ui rendaient difficile et mÃªme impossible d'accepter d'utiliser les drago
 ns du roi pour Â«Â convertirÂ Â» ceux avec qui il avait eu de passionnants
  dÃ©bats thÃ©ologiques. Il les impressionnait en n'hÃ©sitant pas Ã  prÃªch
 er des heures\, Bible en main\, dans leurs fiefs. Il Ã©tait soucieux de le
 s convertir mais aussi de les comprendre\, de discuter avec eux et de les 
 respecter\, ce qui Ã  l'Ã©poque n'Ã©tait pas si courant. Il tÃ©moigne d'un
 e grande finesse d'observation\, d'une comprÃ©hension amicale quant Ã  la 
 dÃ©marche thÃ©ologique et Ã  la mentalitÃ© des huguenots de son diocÃ¨se e
 t des rÃ©formÃ©s en gÃ©nÃ©ral. Il adjure avec insistance les catholiques d
 e faire preuve de Â«Â beaucoup de douceur et de charitÃ©â¦Â pour les hÃ©r
 Ã©tiques\, de leur donner bon exemple et leur rendre service\, mais de ne 
 les point frÃ©quenterÂ Â».Pendant trente-six ans\, Le Camus ne va cesser d
 'Åuvrer avec tÃ©nacitÃ©\, avec rigueur mais aussi avec mÃ©thode pour Â« Ã
 ©tablir une doctrine saine et orthodoxeâ¦ maintenir les bonnes mÅurs\, c
 orriger les mauvaises\, animer le peuple au service de Dieuâ¦ Â». Il veut
  faire connaÃ®tre Ã  son peuple les amÃ©liorations pastorales et la nouvel
 le christianisation entraÃ®nÃ©es\, en terre catholique et aprÃ¨s la tourme
 nte des guerres de religion\, par la Contre-RÃ©forme. Si la rÃ©ussite de l
 'action de Le Camus fut incontestable dans ce domaine\, il n'en fut pas de
  mÃªme dans sa lutte contre la R.P.R[5]. Si les huguenots avaient pratique
 ment disparu du diocÃ¨se Ã  la fin de son ministÃ¨re\, c'est surtout parce
  que certaines rÃ©gions comme l'Oisans s'Ã©taient vidÃ©es de leur populati
 on prenant le chemin de l'exil en entraÃ®nant la ruine Ã©conomique et soci
 ale de cette rÃ©gion et parce que les autres huguenots avaient officiellem
 ent abjurÃ© leur foi. Mais le pessimisme de Le Camus ne pouvait que l'amen
 er Ã  constater que Â« les N. C.[6] sont plus endurcis qu'ils n'Ã©taient a
 vant leur abjuration Â»\, Â« que le nombre des vÃ©ritables convertis est t
 rÃ¨s petit\, si petit en ces quartiers que cela rÃ©duit presque Ã  rien Â»
  et que Â«Â le reste n'a presque plus de religion et ne tient plus que par
  un point d'honneurÂ Â».Reste que c'est avec modÃ©ration et bon sens\, ave
 c patience et charitÃ©\, mais aussi avec une grande honnÃªtetÃ©\, qu'il a 
 cherchÃ©Â Ã  faire rentrer dans le giron de l'Ãglise le Â« petit troupeau
  Â» Ã©garÃ©. Il a su Ã©viter les persÃ©cutions brutales et sanglantes qu'o
 nt connues le Poitou\, le Languedoc et les CÃ©vennes. Il fut donc un espri
 t Ã  la fois moderne et de son temps.Pour en savoir plus sur la vie au Pia
 t de 1850 Ã  1950â¦Â [1] Texte tirÃ© de Le cardinal des montagnes Ãtienn
 e Le Camus ÃvÃªque de Grenoble (1671-1707)\, Actes du Colloque Â«Â Le Cam
 usÂ Â» Grenoble 1971\, prÃ©sentÃ©s par Jean Godel\, Presses Universitaires
  de Grenoble (1974) 280 pages.[2] Doctrine thÃ©ologique de lâÃ©vÃªque dâ
 Ypres\, Cornelius Jansen\, Ã  l'origine d'un mouvement religieux\, puis 
 politique et philosophique\, qui se dÃ©veloppe aux XVIIe et XVIIIeÂ siÃ¨cl
 es\, principalement en France Ã Â  lâabbaye de Port-Royal\, en rÃ©action
  Ã  certaines Ã©volutions de l'Ãglise catholique et Ã  l'absolutisme roya
 l.[3] Qui trafique des biens spirituels\, des sacrements\, des postes hiÃ©
 rarchiques ou des charges ecclÃ©siastiques.[4] P.H. Bordier\, La vie relig
 ieuse\, in Le cardinal des montagnes Ãtienne Le Camus ÃvÃªque de Grenobl
 e (1671-1707)\, cf. supra\, II\, p. 167-168.[5] Religion PrÃ©tendument RÃ©
 formÃ©e.[6] Nouveaux ConvertisÂ : les protestants qui ont abjurÃ© leur foi
 .Â 
DESCRIPTION:Un visiteur illustre au Â«Â chemin tendant Ã  la chÃ¨neviÃ¨re d
 u MoissiefÂ Â» Un homme hors du commun dans un siÃ¨cle mouvementÃ© [1] Â D
 'un naturel pessimiste et puritain\, marquÃ© par le concile de Trente de 1
 545 et le jansÃ©nisme[2]\, le cardinal Le Camus mÃ©prisait les fÃªtes et l
 es jeux. Il avait un idÃ©al de rigueur\, de pauvretÃ© et de vertu dans la 
 solitude et l'Ã©tude. Aussi fut-il tentÃ© de refuser sa nomination Ã  la t
 Ãªte de l'Ã©vÃªchÃ© de Grenoble en 1671.Â Il y succÃ¨de Ã  un Ã©vÃªque\, P
 ierre Scarron\, Ã  l'autoritÃ© singuliÃ¨rement dÃ©faillante\, qui ne sut n
 i gouverner ni rÃ©former des structures diocÃ©saines inadaptÃ©es. Plus occ
 upÃ© de mondanitÃ©s et de futilitÃ©s que d'action pastorale et de formatio
 n des prÃªtres\, ce dernier s'appuyait sur un entourage peu recommandable 
 et laissa Ã  sa mort des bÃ¢timents ruinÃ©s\, des biens-fonds aliÃ©nÃ©s et
  un nombre considÃ©rable de crÃ©anciers.Le Camus est trÃ¨s vite confrontÃ©
  Ã  l'hostilitÃ© trÃ¨s virulente de la haute sociÃ©tÃ© grenobloise menant 
 une vie fort libre\, mondaine et brillante\, oÃ¹\, Ã  l'instar de son prÃ©
 dÃ©cesseur\, on se prÃ©occupe davantage de littÃ©rature\, de minÃ©ralogie 
 et de botanique que de thÃ©ologie. On dit que les salons grenoblois ont pe
 ut-Ãªtre servi Ã  MoliÃ¨re de modÃ¨le pour Les PrÃ©cieuses Ridicules. La v
 ie de trappiste de l'Ã©vÃªque Ã©tait Ã©videmment un reproche permanent Ã  
 cette sociÃ©tÃ© qui ne se refusait rien. Les deux monastÃ¨res rÃ©servÃ©s a
 ux dames de la noblesse sont trÃ¨s reprÃ©sentatifs de cet esprit Â« grenob
 lois Â». Chez les Cisterciennes des Ayes et plus encore chez les Dominicai
 nes de Montfleury\, il n'y a ni clÃ´ture\, ni vie de communautÃ©. Avec une
  certaine retenue\, sans grands Ã©clats ni scandales\, les religieuses y m
 Ã¨nent une vie facile et mondaine. Les dÃ©vots grenoblois qui comptaient d
 e nombreuses parentes dans ces maisons ne trouvaient rien de critiquable d
 ans ce genre de vie. Le Camus devait se heurter Ã  cette forteresse de Mon
 tfleury qui trouvait des dÃ©fenseurs jusqu'au Parlement.Dans le clergÃ© gr
 enoblois\, il est confrontÃ© aux dÃ©sordres habituels : absentÃ©isme\, vie
  mondaine\, abandon de la soutane\, querelles permanentes et procÃ¨s inces
 sants qui divisent le clergÃ©. Plus grave est la crise morale du clergÃ© r
 Ã©gulier et sÃ©culier des campagnes et des montagnes. Ignorant\, manquant 
 de formation religieuse\, moins soucieux de vie spirituelle que des avanta
 ges matÃ©riels de son Ã©tat\, indocile et dÃ©bauchÃ©\, ce clergÃ© compte n
 ombre d'ivrognes\, de marchands querelleurs\, de simoniaques[3]\, d'usurie
 rs\, de joueurs\, de chasseurs. La corruption\, la violence (il arrive Ã  
 ces clercs de jouer du couteau ou du fusil voire de tuer) et mÃªme le vÃ©r
 itable brigandage sont frÃ©quents. Le GrÃ©sivaudan abrite une dizaine de p
 rÃªtres marchands lancÃ©s dans le siÃ¨cle Ã  la recherche des profits et p
 lus d'un pasteur ignorant ou libertin pour qui le catÃ©chisme est chose in
 connue. Les excÃ¨s de boisson y caractÃ©risent le clergÃ© en place Ã  l'ar
 rivÃ©e de Le Camus. Le pÃ¨lerinage de Notre-Dame de l'Osier (prÃ¨s de Vina
 y) est un exemple cÃ©lÃ¨bre des pires dÃ©rives de ce clergÃ©[4].On reproch
 e aux confrÃ©ries de banqueter et d'avoir une activitÃ©Â plus gastronomiqu
 e que religieuse. Quant aux communautÃ©s rÃ©guliÃ¨res\, elles manquent sou
 vent Ã  la rÃ¨gle par agitation\, indÃ©cence ou dÃ©tournement des fonds de
 s paroisses Ã  elles confiÃ©s.DÃ¨s 1545 le concile de Trente avait validÃ©
  dÃ©finitivement la rÃ¨gle du cÃ©libat pour les prÃªtres Ã  l'exemple des 
 rÃ©guliersÂ \; pourtant son application rigoureuse Ã©tait encore difficile
  au xvIIe siÃ¨cle. Mais les pasteurs de Scarron allaient parfois bien au-d
 elÃ  de menues tentationsÂ : Â«Â droitÂ Â» de cuissage\, viol\, adultÃ¨re\
 , concubinage\, polygamie. TrÃ¨s nombreux sont\, dans le diocÃ¨se\, les cu
 rÃ©s pÃ¨res de famille\, les coureurs qui Â« baisent filles et femmes Â». 
 Plus d'une pauvre paroissienne\, Ã©galement\, s'estimait trop contente d'o
 btenir contre ses faveurs de quoi amÃ©liorer le pain quotidien. Souvent\, 
 au reste\, le mari Ã©tait complaisant devant le prÃªtre tout-puissant.Â 
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