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COMMENT:La sÃ©riciculture ou lâÃ©levage des vers Ã  soieLa Chine connaÃ®t
  l'art d'Ã©lever les vers Ã  soie et de tisser la soie depuis 2500 ans ava
 nt J.C. En Europe\, les premiers vers Ã  soie sont Ã©levÃ©s Ã  partir du V
 e siÃ¨cle aprÃ¨s J.C.\, puis l'Ã©levageÂ  se rÃ©pandÂ  dans l'empire byzan
 tin\, gagne l'Espagne au XIe siÃ¨cle\, puis l'Italie.La sÃ©riciculture est
  introduite en France mÃ©ridionale vers la fin du XIIe siÃ¨cle et ne conna
 Ã®t qu'un dÃ©veloppement limitÃ© jusqu'au XIVe siÃ¨cle face aux intÃ©rÃªts
  des importateurs de soies Ã©trangÃ¨res.Pour s'affranchir des importations
  ruineuses de la soie brute ou manufacturÃ©e italienne\, en 1466\, Louis X
 I crÃ©e la premiÃ¨re manufacture de soieries Ã  Lyon\, carrefour des route
 s Nord-Sud.En 1536\, FranÃ§ois 1er\, un roi ami du luxe\, accorde sa prote
 ction Ã  Lyon qui devient capitale de la soie.Henri IV\, conseillÃ© par l'
 Ã©conomiste BarthÃ©lÃ©my de Laffenas et l'agronome Olivier de Serres auteu
 r de 'la cueillette de la soye..'\, dÃ©cide de faire planter des dizaines 
 de milliers de mÃ»riers Ã  Paris et dansÂ  plusieurs rÃ©gions de France.So
 us Louis XIV\, Colbert dÃ©crÃ¨te Lyon unique bureau de douane pour les soi
 es et soieries et fait de Lyon une grande 'fabrique'.En IsÃ¨re et dans le 
 GrÃ©sivaudan\, la sÃ©riciculture ne se dÃ©veloppe vÃ©ritablement qu'au XVI
 IIeÂ siÃ¨cle en raison de sa proximitÃ© avec Lyon. De plus\, le climat de 
 la Â vallÃ©e\, le terroir du cÃ´ne de dÃ©jection du Manival propice Ã  la 
 culture du mÃ»rier\, et la main-d'Åuvre pauvre et nombreuse qui ne demand
 e qu'Ã  amÃ©liorer ses revenus agricoles\, sont des facteurs favorables au
  dÃ©veloppement de la sÃ©riciculture Ã  Saint-Nazaire vers 1770.La soie es
 t un fil naturel dâorigine animale produite par la chenille dâun papil
 lon\, le bombyx du mÃ»rier ou Bombyx mori.La sÃ©riciculture consiste en lâ
 Ã©levage du ver Ã  soie\, de lâÃ©closion de la graine (Åufs du papill
 on) Ã  la naissance du ver\, jusquâÃ  sa transformation en papillon. Dur
 ant leur Ã©ducation\, les vers Ã  soie se nourrissent exclusivement de feu
 illes de Â mÃ»rier blanc quâils consomment en quantitÃ©s considÃ©rables 
 pendant le mois que dure leur cycle larvaire. Â Des statistiques agricoles
  de 1838 comptabilisent 1200 pieds de mÃ»riers Ã  Saint-Nazaire. Leur plan
 tation est parfois encouragÃ©e par des primes ou des avantages fiscaux. Le
 ur culture et leur taille font lâobjet de visites du Â«Â commissaire ins
 tructeurÂ Â» (1841). Ils sont plantÃ©s\, soit en bordure des chemins\, soi
 t en prÃ©s entiers. Selon le parcellaire de Saint-Nazaire de 1698\, Sieur 
 Copin de Miribel est propriÃ©taire le long du chemin de lâEtroit du Â«Â 
 prÃ© des mÃ»riersÂ Â» de plus de trois hectares.La sÃ©riciculture a toujou
 rs Ã©tÃ© Ã  Saint-Nazaire un revenu dâappoint. Câest une activitÃ© ess
 entiellement fÃ©minine et temporaire de trois Ã  quatre mois. En dÃ©but de
  printemps\, les graines sont mises Ã  incuber souvent sur des claies plac
 Ã©es dans le grenier afin dâatteindre la tempÃ©rature voulue pour lâÃ©
 closion. DÃ¨s lâÃ©closion\, les chenilles sont alimentÃ©es en feuilles d
 e mÃ»riers et soigneusement surveillÃ©es pour enrayer tout dÃ©but de malad
 ie. AprÃ¨s quatre mues successives\, les vers Ã  soie confectionnent leur 
 cocon sur les banchages alors disposÃ©s sur les claies. Au bout de trois j
 ours le cocon est terminÃ©. DestinÃ© Ã  la filature\, il va Ãªtre passÃ© Ã
   lâair chaud pour dÃ©truire la chrysalide avant quâelle ne devienne p
 apillon. RÃ©servÃ© Ã  la production de graines\, le papillon est placÃ© su
 r une Ã©toffe tendue Ã  la verticale sur laquelle la ponte sâeffectue. L
 es cocons et les graines sont vendus Ã  Crolles\, Ã  la fabrique des Ayes\
 , Ã  Grenoble ou aux ramasseurs qui passaient dans les villages.DÃ¨s 1853\
 , la sÃ©riciculture du GrÃ©sivaudan est sÃ©vÃ¨rement touchÃ©e par de grave
 s maladies\, la muscardine et la pÃ©brine\, dÃ©truisant jusquâÃ  75 % de
  la rÃ©colte. Peu Ã  peu\, grÃ¢ce aux travaux de Pasteur\, lâactivitÃ© r
 edÃ©marre pour culminer Ã  Saint-Nazaire en 1893 avec 75 Â«Â Ã©ducateursÂ 
 Â» qui produisent 3500 kg de cocons frais. Plus de la moitiÃ© des fermes d
 u village ont un Ã©levage. On ne connaÃ®t toutefois que deux magnaneries\,
  au chÃ¢teau des ClÃ¨mes et au chÃ¢teau du Moulin oÃ¹se situe Ã©galement u
 ne des deux filatures repÃ©rÃ©es. La seconde\, installÃ©e au Lavors\,appar
 tient Ã  Alphonse RiviÃ¨re qui est autorisÃ© en 1857 Ã  y installer une ch
 audiÃ¨re.A partir de 1909 câest le dÃ©clin. Le commerce de la soie conna
 Ã®t une forte concurrence venue dâAsie. La population rurale diminue et 
 de nouvelles cultures comme le tabac attirent la main dâÅuvre. Puis lâ
 invention de la viscose\, bien connue dans la rÃ©gion grenobloise\, rempl
 ace la soie naturelle. MalgrÃ© les primes Ã  la sÃ©riciculture\, seulement
  quatre Â«Â Ã©ducateursÂ Â» sont recensÃ©s Ã  la fin de la guerre 1914-191
 8. En 1926\, le dernier producteur\, Joseph Charquet\, installÃ© Ã  la fer
 me Bourgeat au Lavors\, dÃ©clare 20 grammes de graines et 66 kg de cocons 
 produits.Â 
DESCRIPTION:Sur la colline\, cette âvieille maisonâ borde le chemin de 
 la Veyrie et le vallon dÃ©nommÃ© âLes Combesâ sur dâanciens document
 s.Une maison et une grange sont dÃ©jÃ  mentionnÃ©es au lieu-dit Â«Â en Com
 besÂ Â» dans un document datant de 1361 et conservÃ© aux Archives DÃ©parte
 mentales de lâIsÃ¨re.Dans le parcellaire de la communautÃ© de ClÃ¨mes de
  1699\, Jean-Baptiste RIGO\, avocat Ã  la cour du DauphinÃ©\, est propriÃ©
 taire du nÂ° 39 â â¦ au mas des Combes\, dâune maison\, grange\, verg
 er\, jardin et terre en partie garnie de petits hautins[1] â\, pour une 
 superficie de 32 sÃ©tÃ©rÃ©es\, soit environ 12 ha.Il est propriÃ©taire du 
 chÃ¢teau des Eymes et dâune grande partie des terres et vignes du villag
 e. Il se fait appelerÂ âSeigneur des Combesâ.Le parcellaire de 1791 ci
 te Messieurs Amat possÃ©dant â â¦ une maison\, grange\, terres et bois 
 chÃ¢taigniÃ¨re â¦ â.En 1811\, lâÃ©tat de classement des propriÃ©tÃ©s 
 bÃ¢ties[2] indique Monsieur FranÃ§ois Amat Rolland propriÃ©taire Ã  Combes
  de â â¦ bÃ¢timents\, jardin\, pÃ¢ture et basse-cour â¦â. Ces bÃ¢tim
 ents\, dÃ©nommÃ©s âFerme Rolandâ sur le plan cadastral de 1811\, corre
 spondent au nÂ°273 chemin de la Veyrie et Ã  âLa Beyroudâ au nÂ° 339\,
  avec un puits de lâautre cÃ´tÃ© du chemin.  Â  Â  Â  Â  Â  Â  Â  Â  Ext
 rait du plan cadastral napolÃ©onien de 1811 Â Jusquâen 1839\, âLa Beyr
 oudâ appartiendra aux chÃ¢telains successifs du chÃ¢teau des Eymes.Le 12
  janvier 1839\, Monsieur FranÃ§ois Amat ROLLAND\, conseiller honoraire Ã  
 la cour de Grenoble\, vend Ã  Monsieur Jean FAURE propriÃ©taire cultivateu
 r Ã  St Nazaire\, ââ¦ les bÃ¢timents dÃ©pendances de la ferme de M. Rol
 land dites de Combes â¦ â quâoccupe Antoine Saint Pierre.  Â  Â  Alex
 andre Faure (1847 â 1931) fils de Jean Faure et Marie Faure nÃ©e Argoud 
 (1856- 1937) devant leur maison (actuellement Â«Â la BeyroudÂ Â») vers 192
 5. Â  Â  Â  Â Cette propriÃ©tÃ© est cÃ©dÃ©e en 1976 par les descendants de
  la famille Faure (Paul et AndrÃ© Bellut) puis revendue en 1982.L'observat
 ion du bÃ¢timent permet de distinguer deux parties de facture et dâÃ©poq
 ue diffÃ©rentes : la partie Sud\, la plus ancienne\, avec des murs Ã©pais 
 de 1m parfois et au Nord\, une ancienne grange Â postÃ©rieure Ã  1811. Les
  murs des deux corps de bÃ¢timent ne sont pas âmariÃ©sâ\, ils sont sim
 plement juxtaposÃ©s.et le bÃ¢timent nâa pas de fondations.On retrouve ic
 i les caractÃ©ristiques architecturales des anciennes maisons de Saint-Naz
 aire construites avec des matÃ©riaux locaux\, des murs de pierres jointoyÃ
 ©es\, des chaÃ®nages dâangle et des encadrements de baies en pierre de t
 aille.CÃ´tÃ© Est\, face Ã  Belledonne\, les encadrements de la porte et de
 s trois fenÃªtres taillÃ©s dans la mÃªme pierre\, ont probablement Ã©tÃ© c
 rÃ©Ã©s pour cette maison. Ils sont datÃ©s de la fin du XVeÂ siÃ¨cle\, dÃ©b
 ut XVIe siÃ¨cle.Â Le vantail de la porte en bois cloutÃ© est sans doute dâ
 origine. Les fenÃªtres sont protÃ©gÃ©es de grilles en fer forgÃ©.A lâÃ
 ©tage\, les appuis de fenÃªtres en pierre\, probablement de rÃ©emploi\, ra
 ppellent Ã©trangement ceux du pavillon du chÃ¢teau des Eymes. Lâencadrem
 ent de la porte dâentrÃ©e Nord provient dâune ferme de Saint-Martin-dâ
 HÃ¨res qui a Ã©tÃ© dÃ©truite. De lâautre cÃ´tÃ© du chemin\, il y a tou
 jours de lâeau au fond du vieux puits profond dâune trentaine de mÃ¨tr
 es avec sa margelle en pierre de taille.Ce puits est remis en Ã©tat en 175
 0 avec ââ¦ fourniture dâun nouveau tour et sa garniture de fer\, sa p
 oulie en bois\, la cheville de fer\, les seaux ferrÃ©s\, une chaÃ®ne de tr
 ois Ã  quatre pieds et une corde de vingt cinq livres\, le tout neuf serva
 nt Ã  lâusage du puits pour ledit fermier Ã  Combes\, â¦ â.PrÃ¨s du p
 uits\, trois vÃ©nÃ©rables mÃ»riers\, vestiges des Ã©levages de vers Ã  soi
 e\, ont Ã©tÃ© plantÃ©s en 1810-1811 comme lâatteste un registre des arch
 ives communales. En 1809\, FranÃ§ois Amat ROLLAND dÃ©clare\, devant le Mai
 re M. Bourgeat\, son intention de planter sur un terrain en friche d'envir
 on 600 ares\, des vignes ou mÃ»riers\, pour bÃ©nÃ©ficier des avantages de 
 l'article 114 de la Loi du 3 frimaire an VII (20 novembre 1798). Cet artic
 le stipule que la cotisation (fonciÃ¨re) ne pourra pas Ãªtre augmentÃ©e pe
 ndant 20 ans si des vignes ou mÃ»riers sont plantÃ©s sur des terrains non 
 cultivÃ©s.Il obtient l'autorisation le 20 dÃ©cembre 1809 et s'engage Ã  pr
 ocÃ©der aux plantations en 1810 ou 1811.Â 	In Minutes de Me Blanc\, notair
 e Ã  Montbonnot\, Acte de vente de FranÃ§ois Amat-Rolland Ã  Jean Faure\, 
 12 janvier 1839\, Archives DÃ©partementales de lâIsÃ¨re\, cÃ´teÂ : 3E333
 88[4] In Solde de comptes de grangeage entre Noble FranÃ§ois Amat et son f
 ermier Claude Richard\, 17 nov 1753 Me Collavon Montbonnot\, Archives DÃ©p
 artementales de lâIsÃ¨re\, cÃ´te: 3E 526. Sources bibliographiques	Group
 e Patrimoine\, Les Ratz\, Le Theys\, Le Mollard\, Le Brinchet\, FlÃ¢neries
  dans Saint-Nazaire-les-Eymes\, Edition Les Eymes\, 2016	Dictionnaire rais
 onnÃ© de lâarchitecture franÃ§aise du XIe au XVIe siÃ¨cle.Â 
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