La maison du capitaine-ch√Ętelain Flory

Dans l’impasse du Moissief, autrefois chemin de la chènevière du Moissief, les constructions n'ont ni fondations ni cave enterrée, fait rare à Saint-Nazaire, sans doute en raison de l’humidité des sols, humidité d’ailleurs favorable à la culture du chanvre.

Ici, le parcellaire de la communauté de Clèmes mentionne en 1698 cinq maisons et une grange appartenant à deux familles de notables (issue de l’une d’elles, la grand’mère maternelle de Stendhal héritera bien plus tard d’une de ces maisons) et deux familles de cultivateurs.

 

 

La grande maison à gauche, une des plus anciennes de Saint-Nazaire, est celle de François Flory, capitaine-châtelain de Saint-Nazaire, décédé vers 1675. Nommé par le seigneur du lieu, il exerce les pouvoirs de justice locale en son nom. Il appartient à une lignée essentiellement composée de juristes puis d'orfèvres, attestée du XVIe au XVIIIe siècle.

 

 

 

Divers détails architecturaux de cette maison sont typiques du XVe siècle comme les linteaux des fenêtres et portes en accolade sur la façade du pignon. Les deux portes du premier étage sont probablement d'anciennes entrées desservies autrefois par un escalier extérieur en bois ou une galerie aujourd'hui disparus. Une fenêtre géminée aux très riches congés agrémente une pièce du premier étage où les coussièges latéraux en pierre permettent de s’asseoir dans l’embrasure de la fenêtre et de profiter de la lumière naturelle extérieure.

Dans le cadre de la restauration de l’ordre moral dans son diocèse, Monseigneur Le Camus, célèbre évêque de Grenoble de 1671 à 1707, séjourna à deux reprises dans cette maison lors de ses visites à la paroisse de St Nazaire en 1673 et 1677, « … le logis du Sieur curé n’étant pas en état [de le recevoir] … ».

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