Ville de Saint Nazaire les Eymes
Le château des Eymes
 

Le château des Eymes est souvent aussi appelé le château Villeroy, du nom de ses propriétaires à la fin du XIXe siècle. Comme pour la plupart des domaines importants de Saint-Nazaire, son histoire est marquée par celle des familles de la noblesse de robe ou de la bourgeoisie du Parlement du Dauphiné. Il aurait appartenu au début du XVIIe siècle à la famille Boussan, riche famille d’avocats de Grenoble.

Le premier propriétaire attesté avec certitude dans des actes notariés de 1678, est Noble Jacques Rigo d’une famille originaire de la Drôme.

Les Amat acquièrent le domaine des Rigo en 1746. Descendants d’une très ancienne famille noble originaire du Dauphiné, ils occupent d’importantes fonctions au Parlement de Grenoble à partir des années 1700.

D’alliances en héritages, de 1746 au milieu du XIXe siècle, le domaine est associé aux noms des familles Amat, Rolland puis Amat Rolland. Amélie Faure, descendante et héritière de la famille Amat Rolland, épouse en 1848, Jean-Baptiste Onofrio (1814 – 1892). Fils d’immigré italien, brillant magistrat, président des Hospices Civils de Lyon, passionné de langues locales, il est le premier à transcrire le répertoire du théâtre de Guignol. Il est enterré à Saint-Nazaire.

L’aînée de leurs trois filles, Gabrielle Onofrio, épouse Ernest Villeroy. Deux des quatre enfants de cette union marquent particulièrement de leur empreinte l’histoire de Saint-Nazaire : Marcelle Villeroy (1887-1985), infirmière héroïque pendant la Première Guerre mondiale, et sa sœur Gabrielle (1885-1970), Madame de Vienne, première femme conseillère municipale de Saint Nazaire en septembre 1944.

Le domaine

De hauts murs de pierre entourent le château et son parc ainsi que les anciennes dépendances.

Le portail encadré d’imposants piliers en pierre de taille, est couronné d’un travail remarquable en fer forgé. Il s’ouvre sur l’allée menant au château.

Le château 1

Le corps de logis rectangulaire est flanqué de deux tours d’angle carrées. Les façades ordonnancées sont rythmées par des ouvertures aux linteaux en arcs surbaissés, typiques du XVIIIe siècle, agrémentées d’appuis en fer forgé remarquables de légèreté. A la même époque, d’importants aménagements intérieurs sont réalisés : construction de cheminées dans les pièces principales, mise en place de boiseries murales …

D’autres grands travaux sont entrepris par Ernest Villeroy en 1894, notamment la modification des toits.

 

Projet de jardin de Luizet pour M. Ernest Villeroy

Le pavillon

À l’angle Sud de l’enclos du domaine, s’élève un petit pavillon 2 construit vers 1678 comme en attesterait la date gravée sur la croix au nom de Jacques Rigo ou vers 1750 suivant la date inscrite sur la chaîne d’angle.

Selon un inventaire de 1783, c’était un pavillon d’été décoré de panneaux chinois. Au début du XXe siècle, les demoiselles Villeroy y prenaient le thé, apporté dans une carriole tirée par un petit âne.

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pavillon d'été

Au pied du pavillon, on remarque les traces de l’ancien chemin de la Croze (de la Croix), rectifié au XIXe siècle. On en devine la hauteur par le niveau du seuil de la petite porte de sortie du parc, à droite du pavillon.

Le parc

Si l’enclos du château a longtemps comporté une partie de vignes et de treilles, les abords même du bâtiment étaient traités en jardins.

Ernest Villeroy envisage la création d’un véritable parc en 1893, dont la conception est confiée à Luizet, créateur du Parc de la Tête d’Or à Lyon. Il le dessine suivant trois perspectives :

3 Devant la terrasse, un jardin à la française avec un parterre de buis taillés,
4 Face à Belledonne, un parc à l’anglaise planté d’espèces recherchées,
5 À l’arrière enfin, un petit bois bordé d’une charmille et un chêne vieux de plus de 300 ans.

 

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